Posted by: Martin | August 22, 2011

The Downside

A month ago ivorian newspaper Soir Info ran the following story [in French]:

Ils sont constitués en réseaux. Ils falsifient des documents administratifs dont ils se servent pour exproprier des personnes aussi bien physiques que morales de leurs biens, notamment des parcelles de terrains. Et ces réseaux, entretenus par des hommes d’affaires étrangers puissants et riches qui, pour la plupart, étaient ”amis” à certains barons de l’ancien régime, ont fait chuter de nombreuses entreprises. Mais comment ces bandes de faussaires procédaient-elles concrètement ?

Bien organisés, ces réseaux déploie sur toute l’étendue du territoire, principalement à Abidjan, ces agents chargés de détecter des terrains exploités ou non, susceptibles de faire leur affaire. Selon nos investigations, une fois ces parcelles répertoriées, des contacts sont pris au niveau du ministère de la construction et à la conservation où ces réseaux bénéficient de complicité. Un membre de ce réseau est choisi pour en être le propriétaire. Des (faux) documents : titre foncier, permis de construire, etc. sont établis en son nom et font de lui le nouvel acquéreur des terrains, qu’il met ensuite, moyennant une forte somme d’argent, à la disposition de ces hommes d’affaires ivoiriens ou étrangers complices, intouchables. Toutes les manigances sont financées par ces derniers qui se targuaient de leurs accointances avec des barons de l’ancien régime. Quand les vrais propriétaires de ces terrains, qui les ont acquis en bonne et due forme, décident de les exploiter, ils sont contrariés par ces réseaux de faussaires qui, au préalable, ont pris le soin de se faire établir, au niveau de la justice où ils bénéficient également de la complicité de magistrats, des ordonnances qui les autorisent à expulser tout autre personne qui s’aventurerait sur ” leurs” terrains. Si ces parcelles sont déjà exploitées, les faussaires usent de menaces de toutes sortes, emploient la force grâce à leurs appuis aussi bien au niveau de la police qu’au niveau de la Justice pour déloger les occupants légaux et légitimes de ces parcelles de terrains.

Menaces et usage de la force

Ces derniers n’avaient aucune chance de gagner les procès qu’ils intentaient contre ces véreux, d’autant plus que ceux-ci avaient avec eux des éléments de la police et de la justice. C’est ainsi que plusieurs constructions qui abritaient des entreprises et autres bâtiments servant d’habitations ont été détruits par ces faussaires. Les responsables de ces entreprises ont acquis, il y a plusieurs années, leur bien sur lequel ils ont bâti leur business. Ils disposent d’ailleurs, à ce propos, de tous les documents légaux. Un matin, alors que ces entreprises exercent tranquillement leurs activités, elles reçoivent des menaces de déguerpissement. Par voie d’huissiers complices, des personnes se disant maîtres des lieux signifient aux responsables des sociétés de plier bagages. Une cohorte de loubards est lancée à leurs trousses avec pour besogne de tout détruire sur leur passage. ” Quand ils sont arrivés chez nous, ils ont cassé des véhicules, volé des ordinateurs et téléphones portables. Le matériel de bureau a été saccagé et volé, des employés brutalisés, d’autres emprisonnés ”, a expliqué Jean-Pierre Kassi, directeur d’une société de vente de véhicules et de pièces détachées.

Briefly, it’s about criminal networks with connections to higher ups in Gbagbo’s regime, that selected plots of land – empty or used by an existing business – and simply took them over with the help of false title documents and co-conspirators in the Ministry of Construction, the judiciary system and in the police.  There is an example of a car parts business where the rightful owners one morning were told by complicit bailiffs that the property was no longer theirs, and then thugs were sent in to attack employees, destroy and steal goods.

So, not great at all.   And I guess this is a risk one takes when investing in a country with weak rule of law, and one reason for risk premiums to be high.

It’s a good thing media covers these type of issues, and I guess it’s not a coincidence that this story appeared after the fall of Gbagbo. I would assume that for a journalist there are few stories more dangerous to cover than lucrative criminal endeavours with links to the top of a non-democratic state. Hopefully, under Ouattara rule these type of criminal operations will decrease or stop altogether, and not just continue but with Ouattara-linked people instead of Gbagbo-linked people benefitting.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

Categories

%d bloggers like this: